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Pour lutter contre les dérives du système de
notation interne, la CFDT IBM a adressé par Internet une
note électronique demandant au personnel de
l'établissement d'Orléans de ne pas participer
à la procédure de notation "PBC".
Considérant qu'il s'agit d'un "tract électronique"
portant "gravement atteinte à (son) autorité" la
direction a sanctionné d'une mise à pied de 3 jours
les délégués syndicaux CFDT d'IBM
Orléans. CETTE SANCTION EST INJUSTIFIEE IBM a sanctionné arbitrairement deux délégués CFDT pour des actes dont ils ne sont pas les auteurs. La diffusion, via le réseau public Internet a été réalisée par le syndicat, personnalité morale et juridique sans aucun lien contractuel avec l'employeur. IBM ne peut mettre à pied des "Internautes" qui depuis l'extérieur utilisent la boite aux lettres et les adresses "e-mails" qu'elle met à leur disposition pour communiquer avec son personnel au niveau mondial !
CETTE SANCTION EST DISCRIMINATOIRE IBM ne cesse d'encourager ses salariés (comme ses clients) à développer et utiliser la communication électronique. Donnant l'exemple, la direction n'utilise plus que ce moyen de communication, y compris lorsqu'elle intervient dans le débat syndical. Ainsi, Françoise GRI l'actuel PDG s'est adressée à plusieurs reprises à l'ensemble du personnel d'IBM France, lors de la récente campagne de presse sur la notation 4. De même, lors du licenciement économique à l'usine d'Essonne, la DRH a fustigé via le courrier électronique les syndicats CFDT et CGT qui, selon elle, orchestraient "une campagne de désinformation via des tracts et affichages" ! Par ailleurs, certains CE, la mutuelle, le club sportif,... utilisent largement ce moyen de communication sans problème.
CETTE SANCTION BAFOUE LA
LIBERTE D'EXPRESSION Aujourd'hui IBM France a orienté son activité vers le service et un grand nombre de ses salariés sont dispersés ("nomades") et ne sont plus reliés à leur collectivité de travail que par la messagerie électronique. En l'interdisant aux syndicats, le N°1 mondial de l'informatique, à la pointe de l'innovation technologique, démontre une fois de plus l'archaïsme de ses relations sociales. La CFDT entend faire respecter les libertés fondamentales des salariés et de leurs représentants à IBM. A cet effet, elle saisit la justice et l'inspection du travail pour faire lever les sanctions et condamner les pratiques antisyndicales d'IBM.
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Inter CFDT IBM France |
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