CFDT IBM France

Mieux ça va (1), et moins ça va (2)

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(1) Pour les actionnaires, qui encaissent sans bosser

    (2) Pour les salariés, qui bossent sans encaisser

       

      bulletins-paieLa NAO (négociation annuelle obligatoire) a été la même scène désolante que les années précédentes. De négociation, aucune trace ; du plan salaires annoncé, encore plus de discrimination et de pénalisation.

      M. Bénichou, président d’IBM et féru de communication, se félicite dans son tract aux manageurs du 12 mai d’une augmentation de son plan salaires 2011 par rapport à 2010. Il s’appuie pour cela sur le fait que les bienheureux qui auront une rallonge de salaire cette année auront en moyenne 3,2 % au lieu de 2,8 % en 2010. Et il invente un magnifique oxymore en osant la formule, au sujet de la répartition de la misère des augmentations : « une équité de traitement de nos différences ». En route donc pour la « discrimination équitable » (et durable, comme le développement du profit d’IBM) …

      Derrière la fumée de la communication patronale se profile l’accentuation de la discrimination entre ce que M. Bénichou appelle « les Talents » (avec une majuscule, s’il vous plaît) et les autres. Mais attention, il ne suffit plus d’être classé « 1 » à l’évaluation annuelle ! Même le noté 1 (« Parmi les meilleures contributions de l'année. A atteint des résultats exceptionnels, se détache clairement, est un exemple par rapport aux valeurs d'IBM. ») pourra voir son salaire  bloqué. Car le mot d’ordre d’IBM reste la « sélection » à tout prix, et les moyennes ne font que cacher des disparités de plus en plus grandes.

       

      Concrètement :

       

      • les meilleurs « top contributors » auront 3,2 % en moyenne en juillet (soit 1,4 % de la masse salariale)
      • deux salariés sur cinq auront 0 (pour certains, depuis plusieurs années : 3, 4 et même 7 ans sans aucune augmentation. Bonjour la chute du pouvoir d’achat !)
      • les bénéficiaires d’une promotion (mais pas tous) auront à ce titre une augmentation moyenne de 3,1 % (0,3 % de la masse salariale)

      L’ensemble des organisations syndicales s’est élevé contre ce nouveau déni du travail et des efforts des salariés d’IBM France. Qui plus est en pleine ascension des résultats et du profit. on-le-bouffe-quand

      La direction n’a jamais voulu entendre les demandes des syndicats qui présentaient une plate-forme commune de revendications salariales, pourtant fort raisonnable. Le temps du mépris s’installe durablement, et les festivités prévues pour le centenaire d’IBM rendent encore plus cruelle la situation du Personnel.

      La CFDT invite dès maintenant tous les salariés d’IBM à se tenir informés et prêts à agir dans le cadre de l’action intersyndicale qui leur sera proposée dès la prochaine semaine.

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