IBM CE Provence Méditerranée – Déclarations CFDT

Les déclarations du 30 mai 2016, sur le PSE, la manifestration du 26 mai, le droit de grève…

1. Déclaration de la CFDT / états trimestriels de l’emploi et décompte du total du PSE : 

La CFDT a constaté dans les états trimestriels de l’emploi qu’entre MARS et AVRIL, 11 salariés ont quitté à leur initiative GTS IS FRance. 

La CFDT demande donc que ce nombre de 11 soit soustrait de l’objectif de 360 postes à supprimer dans le PSE en cours ;
et que tous les départs naturels / à l’initiative du salariéou de l’employeur de salariés GTS IS soient décomptés du nombre de postes restant à supprimer jusqu’àla cloture du volontariat et la détermination du nombre de salariés qui seraient licenciés dans le cadre du PSE. 

2. Déclaration de la CFDT / revendications de la CFDT nationale, au niveau local: 

Dans le but de réellement éviter les licenciements à court ou moyen terme des salariés pris notamment dans les projets de PSE GTS IS, de CESSION Global Administration, de MUTATION Digital Sales, 

la CFDT réitère les revendications suivantes :

1.Ouverture des offres de départ volontaire à toutes les unités business d’IBM France et sans discrimination des salariés certifiés IBM

2.Ouverture des offres de départ volontaire aux salarié(e)s de Global Administration

3.Amélioration des mesures de départ volontaires de Fin de carrière (MFDC) avec extension à 60 mois de la période de dispense d’activité

4.Proposer aux salariés GTS IS les postes à pourvoir sur les comptes clients et les équipes de support en lieu et place des missions de sous-traitance comme cela s’est fait sur de grands comptes français et équipes de support (eg. Mainframe) ces dernières semaines (nombre de S/T rattachés aux managers GTS IS en hausse de plusieurs dizaines de postes depuis mars dernier). 

Ceci démontre que le nombre de suppressions de postes GTS IS est surestimé au regard des besoins de ressources pour remplir les missions contractuelles aux clients. 

La GPEC, si elle était effectivement utilisée par la direction pour pallier aux besoins projet ou support de GTS, permettrait certainement d’éviter le recours à la sous-traitance, le surcoût de ces ressources sur nos contrats et SURTOUT les licenciements en fin de PSE. Aujourd’hui, on en est encore loin. …/… 

Suite à la journée de grève et de protestations du 26 mai chez IBM France, particulièrement suivie sur tous ses différents sites, l’intersyndicale IBM organise à partir du mardi 31 mai des assemblées générales des salariés dans tous les sites IBM France afin de leur présenter les résultats de cette action et d’envisager de durcir le mouvement. 

La grève a été décidée suite aux 5 projets d’externalisation / suppressions d’emplois qu’IBM a annoncés depuis le début de l’année.
L’ensemble de ces projets va se traduire par une baisse des effectifs de plus de 500 personnes, des licenciements secs et des dégradations significatives des conditions d’emploi et de rémunération des salariés. On peut craindre également pour l’avenir de nombreux sites IBM, en région notamment.

Ces 5 projets, dont le PSE ciblé sur le service GTS-IS, font partie de la même stratégie de réduction des coûts salariaux et de transformation digitale menant à des délocalisations d’emplois dans les pays à bas coûts de main d’œuvre, par le transfert des salariés dans des entreprises de travail temporaire ou dans d’autres filiales d’IBM. 

Les salariés y perdront en avantages sociaux et en représentation au niveau du groupe IBM France.
En outre, comme à son habitude, rien n’a été prévu par IBM pour éviter aux salariés qui resteront dans les équipes à la fin de ses différents projets, d’être en surcharge de travail, en situation de stress et de pression accentuées par la baisse d’effectif et la dépendance sur les centres de delivery off-shore.

Les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et UNSA) s’attendent à une nouvelle vague de restructurations alors que 14 000 postes devraient être supprimés dans le monde. 

La journée de grève et de protestation du 26 mai a été historique chez IBM et suivie par plus de 1 000 personnes (sur une population de 6 700 salariés), avec la répartition suivante :

– Bordeaux :   45 ; Toulouse :   35

– Nice : 140 ; Marseille :   40

 – Lyon : 120 ; Clermont-Ferrand :   80

– Orléans : 100 ; Nantes :   20

– Lille :   30 ; Strasbourg / Reims :   25

– Montpellier : 150 ; Noisy le Grand : 300

La spéculation sur les coûts salariaux, ainsi que «l’optimisation fiscale et sociale »pratiquée par IBM en Europe grâce à des montages juridico-financiers complexes, permettra peut-être d’augmenter le dividende des actionnaires et les bonus des dirigeants. Mais cela va surtout réduire les cotisations sociales et les impôts payés en France en augmentant le nombre de chômeurs.

L’intersyndicale appellera à de nouvelles journées de contestation nationale.

Suite au mouvement de grève et à la manifestation du jeudi 26 mai 2016 – qui a réuni près de 150 salariés – certains  se voient reprochés par leur hiérarchie de ne pas avoir prévenu qu’ils seraient en grève.

Il est nécessaire de rappeler à ces managers :

-Que la grève est un droit ;

-Qu’IBM étant une entreprise de droit privé, il n’y a aucun préavis à poser, donc la direction n’a pas à imposer aux salariés d’anticiper leur participation au mouvement en prévenant leur hiérarchie ou en la déclarant dans l’outil GTT ;

-Qu’aucun salarié ne peut être sanctionné ni discriminé pour avoir fait grève.

L’intersyndicale demande qu’un rappel soit fait aux managers par la DRH sur ce point.    

Déclaration INTERSYNDICALE

2016-10-13T21:27:11+00:0030 Mai. 2016|Categories: Provence-Méditerranée|Tags: , , |
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