Flash info du 28 mai : en l’absence d’engagement d’IBM à vouloir partager la valeur ajoutée avec les salariés ne prenant pas le plan, la CFDT ne signe pas. La CFDT ne s’oppose pas aux départs mais elle assure l’accompagnement des salariés qui vont continuer à travailler à IBM.


Les négociations d’un accord portant sur une Rupture Conventionnelle Collective sont quasiment terminées.
Le CSEC extraordinaire programmé ce lundi 27 Mai permet de partager les informations définitives concernant la validation par signature majoritaire des OS Représentatives.
Nous rappelons que la CFDT ne cautionne pas une accélération des réductions d’effectifs de l’entreprise.
Néanmoins, dans le but d’améliorer les conditions de départ des volontaires à ce dispositif et d’obtenir des contreparties positives pour les salariés restants à IBM France,
la CFDT a soumis à la Direction les revendications suivantes lors du CSE-C du 22 mai:

1/ Mesures en faveur des salariés restants
– Modifier la formule de calcul de la Participation afin que celle-ci déclenche selon plusieurs critères: Versement de réserves IBM France à IBM Corp. Bénéfice net positif. Distribution de RSU (Stock Options) aux executives; avec déclenchement à partir de 2020.
– Versement d’une “Prime Macron” de 1000€ à tous les salariés ne percevant pas de RSU.
– Mettre en place un accord d’intéressement ou autre (perco, cet, …)
– Renforcer les programmes de formation pour maintenir une employabilité effective des salariés dans le cadre de la GPEC.

2/ Rupture Conventionnelle Collective
– Allonger la durée de congé de mobilité de 3 mois minimum, pour chaque tranche d’âge; ie. passer de 6 à 9 et de 8 à 11 mois.

A ce jour, et suite aux réunions de négociation, la CFDT constate que la Direction a répondu partiellement à nos propositions concernant le projet de Rupture Conventionnelle Collective, par contre la convocation aux trois réunions de « négociation » sur le partage de la valeur ajoutée n’apporte aucune garantie pour les salariés restants.

A ce stade de la négociation, la CFDT ne peut s’engager à signer ce nième dispositif qui accélère les départs des salariés de l’entreprise et n’offre aucune contrepartie pour les salariés restants.

La CFDT rappelle que les derniers déclenchements de la participation (au titre des années précédentes) ont été versés aux salariés en avril 2011, avril 2012 et mai 2013.
A partir de 2013, les dispositifs de réduction d’effectifs se sont ensuite enchainés : PSE 2013, PDV 2014, PDV 2015, PSE 2016, RCC et MFDC en 2018 et maintenant RCC 2019 faisant payer aux salariés restants les coûts afférents (financiers et psychologiques).
Depuis 2013, le partage des bénéfices ne s’est plus opéré en dehors du cercle : actionnaires, corporation et execs.
IBM France reverse annuellement des sommes conséquentes à IBM Corporation dont 820 Millions d’€ ces derniers 18 mois, pris sur les réserves de l’entreprise.
La CFDT ne s’oppose pas aux départs volontaires de salariés dans des dispositions acceptables, à la hauteur d’une société comme IBM.
La CFDT demande le partage de la valeur ajoutée avec l’ensemble des acteurs de l’entreprise.
Dans la continuité de notre engagement à soutenir l’ensemble des salariés, la CFDT reste à l’écoute de la direction.