Avec un délai court et 4 réunions: 13 mai (CSE-C extraordinaire), 22 mai (CSE-C ordinaire), 27 mai (CSE-C extraordinaire) et 12 juin (CSE-C extraordinaire), le dispositif de départ RCC & MFDC touche à la fin de la période de sélection des volontaires.

La CFDT constate le vif engouement pour les dispositifs de départ proposés, notamment pour les MFDC.

De nombreux salariés, près de 9% de l’effectif total, souhaitent quitter l’entreprise IBM France au plus vite.
Cela interroge sur le manque de perspective d’avenir ou de fin de carrière chez IBM!

Ces départs seront faits sans aucune contrepartie d’embauche et cela pose donc une vraie problématique sur la charge de travail de ceux qui restent.

De ce fait, la CFDT portera une attention particulière sur l’évolution et la réaffectation de la charge de travail des entités concernées.

La CFDT recommande que des embauches ou des ré affectations puissent être faites dans les entités ou une forte hausse de la charge de travail sera avérée.
Elle demande, par ailleurs, qu’un point spécifique régulier soit programmé au niveau du CSE central sur la situation de chacune des entités impactées par ces suppressions de poste.

L’action de la CFDT a visé à améliorer les conditions de départ des volontaires à ce dispositif et obtenir des contreparties positives pour les salariés restants à IBM France.

En ce sens, la CFDT rappelle les revendications qu’elle a soumis à la Direction en faveur des salariés restants lors du CSE-C du 22 mai:
– Modifier la formule de calcul de la Participation afin que celle-ci déclenche effectivement.
– Versement d’une “Prime Macron” de 1000€ à tous les salariés ne percevant pas de RSU.
– Mettre en place un accord d’intéressement ou autre (perco, cet, …)
– Renforcer les programmes de formation pour maintenir une employabilité effective des salariés dans le cadre de la GPEC.

Suite aux réunions de négociation, la CFDT constate que la Direction a répondu partiellement à nos propositions, par contre la convocation aux trois réunions de « négociation » sur le partage de la valeur ajoutée n’apporte aucune garantie pour les salariés restants.

La CFDT précise que les derniers déclenchements de la participation (au titre des années précédentes) ont été versés aux salariés en avril 2011, avril 2012 et mai 2013.
Depuis 2013, le partage des bénéfices ne s’est plus opéré en dehors du cercle : actionnaires, corporation et executives.
IBM France reverse annuellement des sommes conséquentes à IBM Corporation dont 820 Millions d’euros ces derniers 18 mois, pris sur les réserves de l’entreprise.
La CFDT demande donc un partage de la valeur ajoutée avec l’ensemble des acteurs de l’entreprise.

Enfin la CFDT rappelle :
1. que le comité de concertation et de suivi de l’accord RCC 2019 doit uniquement faire respecter les modalités de cet accord, notamment en accordant des dérogations sur les montants de formations.

2. Que l’ensemble des points touchants le dispositif MFDC soit intégré dans une commission de suivi GPEC spécifique aux signataires de l’avenant 1. Pour mémoire, en 2018, deux commissions distinctes avaient été mise en place.