Suite aux promesses de la direction pour arracher la signature de deux organisations syndicales sur le dernier accord RCC et MFDC, Nous avons eu deux réunions de “négociation” les 20 juin et 11 juillet.

Les revendications de la CFDT étaient les suivantes :

  • pour tous, un plan salaire digne qui récompense le travail fourni et comble les inégalités,
  • modifier la formule de calcul de la participation pour que celle-ci se déclenche,
  • mettre en place une prime,  de type “Macron” , pour chaque salarié de l’entreprise (hors ceux qui ont bénéficié de RSU),
  • obtenir un accord d’intéressement et/ou un PERCO avec un compte épargne temps,
  • bonifier l’abondement existant de l’accord PEE (Plan  Épargne Entreprise),
  • pour les salariés en dessous de la Rémunération Annuelle Garantie (RAG) : porter  le salaire de 5% au dessus des minimas conventionnels de la métallurgie.

Les réponses de la Direction :

  • Pas de plan d’intéressement, pas de changement du calcul de la participation et pas de nouvelle prime générale.
  • Mise en œuvre d’un plan salaire individuel de 1,5% de la masse salariale qui se décompose de la façon suivante :
    • 0,9% à la main du manager, planifié au mois de juillet, visible sur le bulletin de salaire du  mois de septembre et relevant de 4 critères :
      – compétences individuelles en fonction de la demande du marché,
      –  niveau du salaire versus référentiel du marché,
      –  performance individuelle,
      –  potentiel d’évolution du salarié;
    • 0,3% pour le programme ‘Equity’ (réduction écart salaires F/H versé début 2019),0,2% pour le budget légal et conventionnel (accord égalité F/H, RAG…),
    • 0,1% pour motiver les juniors (jusqu’à 30 ans et 4 ans d’ancienneté minimum).
  • Pour les salariés en dessous des minimas conventionnels hors commerciaux et situations spéciales, la Direction proposerait le versement mensuel d’une avance de RAG.
  • La Direction améliorerait l’abondement dans le cadre du Plan Epargne Entreprise :
    • 3 tranches d’abondements au lieu de 4 :
    • de 0 à 200 € : 70% d’abondement soit 140 € maximum,
    • de 201 à 500 € :  50% d’abondement soit 150 € maximum,
    • de 501 à 2500 € : 20% d’abondement soit 400 € maximum.

Soit un abondement max de 690 € pour 2500 € versés.

Analyse de la CFDT :

Les salariés d’IBM France ont démontré leur compétence, leur motivation et leur productivité en générant des centaines de millions d’euros de bénéfices chaque année. De fait, cela a permis à notre entreprise de verser :

*  820 millions d’euros aux actionnaires ces 18 derniers mois !

*  Plus de 9 millions d’euros sous forme d’actions aux seuls Execs d’IBM France.

IBM France se refuse à partager avec l’ensemble de ses  salariés, qui créent quotidiennement la valeur ajoutée, ne serait-ce qu’une infime partie des bénéfices qu’ils génèrent.

Alors qu’elle encaisse sans sourciller plus de 20,7 millions d’euros d’argent public (CIR,  CICE) qui lui permettent d’avoir un solde positif des impôts en 2018 : 15 millions d’euros reçus des impôts au lieu d’en payer !

Pour rappel, le dernier déclenchement de la participation remonte à mai 2013.

Pour le partage de la valeur ajoutée avec le “petit peuple”, il faudra repasser!!!

La CFDT condamne cette politique salariale annoncée qui ne récompense qu’une petite partie de son personnel.

IBM veut-elle se séparer des autres, laissés pour compte ?

Pour mémoire, la réponse au dernier plan de départ RCC/MFDC est révélatrice : pour 210 offres de départs initiales, 246 personnes nous  quittent et plus d’une centaine de volontaires n’ont pas pu partir.