La CFDT qui n’avait pas signé les accords RCC 2018 et 2019, constate sans surprise que ses demandes d’améliorations n’ont pas été prises en compte pour le projet de RCC 2020.

Les propositions minimalistes de la Direction d’IBM France avec quelques miettes supplémentaires ajoutées dans ce projet ne reflètent pas les moyens financiers et les dividendes versés aux actionnaires.
Nous déplorons, que la Direction ne prenne AUCUN engagement pour les salariés qui continueront à travailler dans l’entreprise.

La CFDT avait donc raison de ne pas signer les accords RCC précédents :

Les promesses de la Direction, notamment concernant le partage de la valeur ajoutée qui avaient entraîné l’année dernière les signatures d’autres OS et la validation de l’accord RCC 2019 n’ont pas été suivies d’effets.

La CFDT reste en phase avec ses valeurs :

  • Elle exige des garanties supplémentaires pour les salariés qui partiraient en RCC : le seul projet de recherche d’emploi est inacceptable !! Si la CFDT n’est pas opposée à ce que des salariés puissent quitter la Compagnie de leur libre arbitre dans de bonnes conditions ; celles qui sont définies dans cet accord nous paraissent insuffisantes pour concrétiser un projet viable et pérenne !
  • Elle souhaite une ouverture plus grande des mesures MFDC sans exclusions.
  • Elle demande toujours à la direction d’IBM France un suivi détaillé des ruptures précédentes : le recul nécessaire pour fournir des statistiques est possible après 3 années consécutives de mesures RCC.
  • Nous exigeons surtout de la part d’IBM France un effort conséquent et équitable envers ceux qui restent. Elle en prend strictement le sens opposé avec la non-distribution de la prime GDP/PVA ou d’autres gratifications (participation, intéressement, …) cette année malgré les bons résultats 2019.

Pour rappel, nos principales revendications pour les salariés restants sont :

  • Modifier le mode de calcul de la participation afin que celle-ci déclenche à nouveau.
  • Mettre en place un Accord d’intéressement, préalable à l’octroi d’une prime Macron pour les salaires les plus faibles.
  • Revaloriser les salaires en adéquation avec les résultats de la Compagnie.
  • Renforcer les moyens de formation pour permettre une employabilité accrue des salariés dans l’entreprise.
  • Faciliter les passerelles entre Business Units.

Malheureusement, ces demandes qui semblent raisonnables et justes au regard des efforts continus des salariés dans la réussite d’IBM France, restent sans réponse.

La CFDT n’est donc pas signataire de l’accord RCC IBM France 2020 tel qu’il nous est proposé actuellement.