Dossier N°1 – Mise à Jour 2020               (cliquez ici pour la version 2018)

Où va donc IBM ?

Préambule

Voici notre dossier sur la stratégie et les résultats économiques d’IBM que nous avons finalisé en septembre.

À noter que nous concluions en septembre : « IBM a toujours visé la haute valeur ajoutée (« high value quadrant ») pour justifier les marges et profits élevés.

Et voilà que le nouveau président vient d’annoncer la scission d’IBM pour isoler GTS IS…

À suivre ! Nous reviendrons bientôt sur les implications de cette décision pour l’ensemble des salariés, qu’ils soient appelés à rester dans IBM ou à rejoindre la future société qui sera créée courant 2021.

Analyse mise à jour en septembre 2020

Dès 2017, nous avions mis en évidence dans notre dossier d’analyse les causes d’une décennie de dégradation de la corporation IBM, et donc d’IBM France, ainsi que l’état d’avancement de la transformation et l’incertitude inédite sur la pérennité de la Corp. Les faits nous ont malheureusement donné raison, plus personne ne doute qu’IBM s’est laissé distancé sur la plupart de ses segments de marché, et que les perspectives sont pour le moins mitigées. Depuis, IBM opère un virage machines en avant toutes vers le cloud. Le cloud en quelques mots, c’est l’infogérance à distance dans un « nuage informatique ». Le cloud est devenu « la mère des batailles ». Nous revenons en 2020 sur la santé d’IBM, sa position concurrentielle et ses perspectives économiques. Ci-dessous le constat des faits et des chiffres.

Où en est-on ? Le constat des faits et des chiffres

Le Chiffre d’affaires de la Corp baisse régulièrement depuis 2011. La baisse de chiffre d’affaires aura été de 107 milliards de $ en 2011 à 77,1 milliards en 2019, soit un décrochage de 28% en 8 ans ! IBM est la seule très grande entreprise globale de high-tech a avoir vécu une chute d’activité sur cette période. Toutes les autres ont multiplié très fortement leurs chiffres d’affaires, les doublant souvent sur cette période, allant même jusqu’à les quadrupler (vous lisez bien – en l’occurrence, c’est Apple). Il faut noter qu’IBM est le seul acteur global combinant HW, SW & Service : c’est un facteur d’équilibre, les mauvaises années. Malgré cela, IBM a dévissé par rapport aux concurrents. Afin de pouvoir afficher une simple stagnation en 2019 (+0,2%), il a fallu consolider le chiffre d’affaires de Red Hat dans celui de la Corp mais également ne pas compter les cessions d’activités (bien réelles) ni les effets de change (idem). Sinon, le tableau – image véritable de l’activité – serait négatif. À titre de comparaison, le CA de Microsoft a cru en 2019 de +13,6 %, de 126 à 143 milliards de $, dont plus de 50 milliards générés par son cloud commercial (NB : il faut toutefois être prudent avec les chiffres partiels annoncés par les concurrents, des habillages en interne sont possibles, nous le savons chez IBM). Mais au total, cette dernière décennie n’est vraiment pas glorieuse pour Big Blue…

Les choix (ou non-choix) stratégiques ont des conséquences. IBM est devenu un simple acteur du peloton, qui pourrait être mis à mal par de petits acteurs plus agiles. En 2017, nous écrivions déjà que : « pendant plus d’une dizaine d’années, au lieu de consacrer les bénéfices réalisés à monter en puissance tôt pour éviter que les concurrents ne s’installent aux premières places, IBM a privilégié les actionnaires qui ont capté l’essentiel des bénéfices (…) IBM s’obstine et continue à privilégier le bénéfice par action au détriment de l’investissement et (accessoirement !) des formations et des salaires ». « Et IBM traîne encore une image, certes encore globalement bonne, mais plutôt d’une informatique « à la papa », solide, chère et vieillotte. » Image difficile à changer quand les moyens humains manquent cruellement sur le terrain, dans les projets, et que la « Customer Sat » fait des yoyos.

IBM a subi des revers sur ses produits. Reprenons les piliers de la transformation 2017 matérialisés dans l’acronyme CAMSS :  échec sur les logiciels sociaux (un S de l’ex-acronyme CAMSS) et succès très modéré jusqu’ici des autres ex-piliers CAMSS (Analytique, Mobilité, Sécurité). Quant au Cognitif, avec le logiciel d’IA Watson, IBM Corp a beaucoup dépensé en publicité, en vantant des nouveaux usages mirobolants, pour des retours financiers encore modestes, voire incertains. Quant à Smarter City, le séduisant concept s’est abîmé dans la multiplicité des acteurs urbains et institutionnels à coordonner. Enfin, IBM a abandonné ses logiciels de gestion interne (au profit de stars du marché comme Concur, Workday, SAP) — une retraite de plus. La gestion stratégique de l’équipe dirigeante s’avère déplorable, affichant des résultats mauvais par rapport au marché. Où est le temps où les manageurs disaient aux IBMers « Vous n’êtes pas là pour faire aussi bien que le marché, mais pour faire mieux que celui-ci ». Ah, nostalgie des discours mobilisateurs du bon vieux temps !

L’activité génère moins d’argent disponible. C’est encore plus inquiétant : les flux nets de trésorerie d’IBM venus des activités d’exploitation, 15 milliards $ en 2019, sont beaucoup plus faibles que ceux des autres acteurs mondiaux qui avoisinent 40 à 50 milliards (Google, Microsoft, Amazon, Samsung). IBM, qui a moins de moyens financiers, vient de miser gros sur Red Hat… Évoquons un cauchemar : et si la survaleur du bilan Corp devait être biffée pour échec de Red Hat ? (NB : les survaleurs Goodwill atteignent près de 40% des actifs du bilan).

L’endettement net d’IBM est dégradé. À la suite du rachat de Red Hat (34 milliards $), l’endettement a bondi à 55 milliards, niveau préoccupant qui limite les marges de manœuvre de l’entreprise. Il est dans la zone rouge des ratios qui comparent la dette aux capitaux propres d’une part, et au résultat d’exploitation d’autre part. NB : l’EBITDA  est le résultat hors impôts, charges, amortissements et provisions. On considère que la zone rouge est atteinte si : Dette financière nette > 2,5 * EBITDA. IBM est à 3,2 en 2019. À noter toutefois qu’une part de l’endettement d’IBM sert à l’activité de financement (IGF).

L’investissement en R&D surnage à la moyenne du secteur :  Soit environ 20% de la marge brute, et encore en excluant les Services IBM du ratio. Alors qu’Amazon et Google font de l’ordre de 30%. Rendez-vous compte : IBM est à la moyenne du secteur !! La moyenne aujourd’hui en R&D, ce n’est pas la première place demain…

La nécessaire transformation de l’offre IBM

IBM a négligé le métier des clients en se lançant dans son virage indispensable vers les nouvelles technologies :  Bien sûr tout le monde doit parler technique, ‘hybrid cloud’ etc. Mais la vente de solutions complexes et adaptées nécessite des experts métiers, qui plus est suffisamment à l’aise dans une profession pérenne, à l’abri des oukases du TU (taux d’utilisation des personnels de service). Ce point, que nous avions identifié en 2017, reste à ce jour un angle mort.

IBM est à la traîne dans tous les domaines ou presque. Il y a de nombreux points d’interrogation sur les nouvelles offres : L’offre Cloud d’IBM est loin des leaders Microsoft et Google, et sa position sur l’hybride est attaquée. Red Hat sauvera-t-il IBM ? Et quant au pourcentage de transformation clamé par IBM, c’est une vérité… interne. Pendant ce temps, le business d’infogérance traditionnelle GTS pâtit du fait du dynamisme des autres acteurs du cloud (forte concurrence des infrastructures Microsoft Azure, et OVH en France). Les logiciels SW traditionnels subissent de plein fouet le cloud et les nouveaux logiciels peinent à délivrer leurs promesses : Watson réalise peu de ventes et pourrait être pénalisé par le retard pris sur le Cloud, face aux solutions propriétaires des « GAFAM » (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft…) Idem pour l’Analyse de données, la Sécurité, l’Edge Computing… GBS en France a beaucoup crû, mais sans atteindre en 2020 l’objectif de redressement “turnaround“ qui avait été clamé par la direction en 2014 (en 5 ans, le CA GBS n’a atteint que 15% du CA France, au lieu de 20% promis pour… 2017 ; ce n’est pas visiblement pas grave si l’objectif de la direction n’est pas atteint). Enfin, les serveurs n’engrangent pas de nouveaux clients Z.

IBM n’est pas assez présent dans les directions « métiers » des clients. Heureusement, il est encore incontestable que nos Ingénieurs d’Affaires poussent facilement la porte des directions informatiques de nos clients. Elles restent – en théorie – garantes de la cohérence des architectures, ce qui chez nos clients dépasse les compétences et rôles des directions financières, commerciales, RH, etc. Mais IBM est moins implanté dans ces directions « métier » que nos petits amis d’Accenture et Microsoft par exemple. Et continuant un mouvement commencé dès les années 90, les directions métiers sont de plus en plus prescriptrices des solutions techniques mais aussi des fournisseurs, puisqu’une solution est inséparable du prestataire qui la propose et la délivre. Et ces directions métier pensent d’abord aux GAFAM pour leurs dépenses informatiques. IBM n’y apparaît que rarement en tête de liste des interlocuteurs « naturels ». Ajoutez à cela les cycles commerciaux qui sont de plus en plus courts, ce qui favorise les acteurs plus réactifs, plus souples, y compris les Business Partners d’hier… Pas le cas d’IBM aux tarifications pesantes et aux process internes lourds.

Les investisseurs ne sont pas fous : nous constatons que le cours d’IBM ne révèle pas d’anticipations de croissance de leur part ; “IBM is a big strong company, but they’ve got big strong competitors too.” concluait Warren Buffet en retirant ses billes d’IBM. Les grands groupes en baisse durable de chiffre d’affaires ont souvent disparu ou été vendus par morceaux. IBM peut-il faire faillite ? On ne saurait l’affirmer dans l’immédiat, mais des moments déchirants ne peuvent être exclus. Et il ne suffit pas de faire le gros dos pendant la « transformation » : nous restons dans l’expectative sur la capacité d’IBM à se distinguer par une offre à haute valeur ajoutée qui seule permettrait de maintenir le modèle d’entreprise et ses baronnies. Notons que l’investissement sensé sauver IBM est encore un rachat externe, et non une percée technologique et commerciale propre à IBM. Et il reste à prouver que ça va marcher… Les rachats ne sont pas mauvais en eux-mêmes, mais ils ne doivent en aucun cas être la panacée. Seule la croissance interne caractérise la vitalité et donc la vraie santé d’une entreprise. La dernière vraie percée technologique, Watson, n’est pas une percée commerciale, loin s’en faut. Nous avons malheureusement plusieurs années d’expérience maintenant derrière nous pour le constater. IBM n’est donc plus l’entreprise qui fait le marché, elle le subit. C’est la première fois dans l’histoire de la Compagnie.

Et IBM France ?

Le chiffre d’affaires IBM France décroît légèrement à environ 2,5 milliards d’euros. Mais Marge brute et profitabilité se maintiennent à 45% et 15% du CA. Les fondamentaux demeurent : le logiciel, le matériel et le financement caracolent en tête, avec des marges qui dépassent les 60%. Alors que pour les services, la marge plafonne dans les 30% pour GTS et 10% pour GBS. Ah le bon vieux temps des activités à marge et croissance fortes… Le CA IBM en France (Market France) renoue avec une croissance timide en 2019. Car IBM interactive contracte de plus en plus en direct. L’année 2020 s’annonce compliquée, IBM ayant bénéficié en 2019 d’éléments positifs non récurrents, en dehors de tout impact de la crise sanitaire.

Les résultats financiers : Le résultat net atteint 47 millions € et le bénéfice fiscal double, à 95 millions d’euros — ne vous réjouissez pas trop vite, ce n’est pas encore suffisant pour déclencher la participation des salariés, compte tenu du niveau des capitaux propres. Le compte de résultat d’IBM France fait apparaître le niveau important de sous-traitance : c’est paradoxal, alors qu’IBM laisse des jeunes GBS se tourner les pouces et pousse des seniors dehors ­­­­(comme si le réflexe pavlovien d’IBM était d’acheter ou jeter des salariés plutôt que d’adapter les compétences en interne). D’autre part, nous notons les charges de restructuration qui diminuent le résultat, à cause des plans de départ (44 millions €) et des provisions pour le futur (retraite, restructurations). Notons qu’IBM France se porte encore bien financièrement, en particulier grâce aux gains de productivité des salariés français (remarquons toutefois que le recours à l’offshore complique les analyses de productivité en France). Par ailleurs, IBM bénéficie de la baisse du taux d’impôt sur les sociétés (qui passe peu à peu de 33% à 25% en 2022.)

IBM France est généreuse pour ses dirigeants, moins avec ses salariés.

Ce chapitre ne vous surprendra probablement pas. Nous allons l’illustrer en quatre points : la politique d’actions gratuites, les frais de personnel comme variable d’ajustement pour préserver la ponction de la Corp, la part relative de cette captation de la valeur ajoutée française par la Corp et enfin le fait qu’IBM France propose moins de dispositifs d’avantages sociaux que les entreprises similaires du secteur ­— sans mentionner le gel des rémunérations qui vient d’être annoncé.

1) Les actions gratuites (RSU) : Un élément que nous regardons chaque année : les actions gratuites distribuées aux dirigeants (« Execs ») de la compagnie. Elles sont à la hausse : + 11%, un privilège de l’oligarchie IBM. Elles représentent 2% de la rémunération totale, concentrées sur un petit nombre de têtes. Les comptes annuels IBM France nous apprennent que le montant facturé par IBM World Trade en 2019 à IBM France pour les actions gratuites est de 9,5 millions d’euros contre 8,5 millions en 2018. Et les plus hautes rémunérations viennent de bondir de +15 % (indicateur 222 du bilan social IBM France 2019). Décence nous oblige à rappeler qu’aucune participation n’a été versée aux salariés d’IBM France depuis 2012. Malgré un résultat financier net positif il n’y a eu de la part de la direction pour ses troupes aucun déclenchement de participation. On compte en milliers d’euros ce que chaque salarié pourrait toucher avec une autre politique.

Pour comprendre le mécanisme de ces actions gratuites : IBM enregistre aujourd’hui des provisions pour les coûts futurs d’activation (les actions ont été virtuellement attribuées mais ne seront distribuées effectivement que dans le futur ; et c’est à ce moment-là qu’IBM paiera en achetant les actions à leur cours du jour. Rappelons le but théorique : retenir et récompenser des salariés « dirigeants » en les motivant pour qu’ils augmentent la valeur de l’entreprise, avec traduction dans le cours de bourse ; ils seront récompensés d’autant. Nous battons en brèche cette abracadabrante théorie néolibérale car IBM France représente moins de 5 % de la Corp et donc les performances de nos dirigeants français ont très peu d’influence sur le cours de l’action IBM Corp. C’est plus IBM Corp qui fait IBM France que l’inverse… Pour les dirigeants français, c’est donc un effet d’aubaine au montant considérable

2) Les frais de personnel sont la variable d’ajustement qui permet de préserver la part captée par IBM France SAS.

Redevances + Frais de restructuration > 50 % de l’excédent brut d’exploitation

3) Les résultats financiers produits par IBM France sont pour plus de moitié repris par le Groupe.  Le reste seulement va à l’investissement.
À noter, le Groupe se sert par plusieurs moyens :  les redevances (royalties) ; les prêts au Groupe (au « cash pooling ») à intérêts négatifs (!) ; la politique de prix de transferts entre sociétés du groupe…

4) IBM met en œuvre moins de dispositifs d’avantages sociaux que d’autres grands acteurs du secteur informatique en France !

Les effectifs continueront à baisser : du fait de la forte attrition « naturelle » et de probables plans. IBM économise les salaires, les déplacements (- 2,6 millions euros en 2019) et les loyers d’immeuble (- 6 millions). Le dernier plan de départ ‘Maple’ 2019 (Rupture conventionnelle collective & Mesure de fin de carrière) concerne 260 salariés et coûte 44 millions $, soit tout compris de l’ordre de 210 K€/salarié. GTS est la division la plus impactée.

Encore plus de collègues vont partir les années qui viennent : 34 % ont plus de 57 ans en 2020 (Ils seront 41% en 2023 !).

La Direction considère que la plupart des Divisions sont en sureffectif : elle ne remplace pas les partants. Et se défausse sur les restants pour « Transformer » leurs compétences à rythme accéléré, en particulier pour GTS, Cloud & Cognitive, SSC et les Supports.

Nous constatons d’ores et déjà des conséquences dramatiques sur la charge et la santé au travail.

IBM France est encore une vache à lait : Au fond, pour le dire crûment, le rôle dévolu à IBM France est d’être « traite » comme une vache à lait, de « cracher du cash », bon an, mal an, de délivrer le résultat financier demandé par la corporation, quelles qu’en soit les conséquences pour les salariés et les clients. Mais le sort d’IBM France est bien entendu lié à celui de la corporation, et IBM France ne pourra être en forme très longtemps si la compagnie ne concrétise pas ses impératifs stratégiques.

En guise de conclusion provisoire, le constat est préoccupant

L’oligarchie IBM maintient un modèle hyper centralisé qui déresponsabilise les collaborateurs et les manageurs, n’écoute pas leurs retours sur les produits, les considère comme des consommables et s’approprie la valeur ajoutée sans vergogne. Cela n’augure pas d’un avenir brillant alors que l’époque actuelle requiert souplesse, responsabilisation et inventivité. Signe qui en dit long, IBM n’est pas dans les premières boîtes où vous rêvez de travailler (cf. Top Employers 2020 ou le classement des salariés Glassdoor). L’ère Palmisano, poursuivie par Rometty a fourvoyé IBM avec des objectifs purement financiers, Rometty tenta ensuite un redressement, mais sans convaincre les marchés, et en se servant elle-même très généreusement. Quant aux salariés, déçus et on pourrait même dire spoliés, ils espèrent qu’IBM ne travaille pas du chapeau. IBM accuse de nombreux retards, alors qu’elle était pionnière de l’e-business et « on demand » dans les années 2000. Si la stratégie fait sens, sa mise en œuvre pêche avec retards à l’allumage, investissements lacunaires et louvoiements ; Certes, nous ne nous sommes pas croisé les bras, ces trois dernières années (agilité, design thinking, nouveaux produits etc.). Mais IBM est suiveur sur la plupart des marchés. Or IBM a toujours visé la haute valeur ajoutée (« high value quadrant ») pour justifier les marges et profits élevés. À suivre quelle médecine ayurvédique Arvind Krishna pourrait appliquer à IBM…

La CFDT considère que la Direction n’a pas le monopole de l’analyse économique de l’entreprise, et en faisant ses propres analyses, elle entend peser sur les décisions afin d’assurer un meilleur partage de la valeur ajoutée au bénéfice des salariés. Au sein des instances représentatives du personnel, au quotidien auprès de vous, la CFDT, se bat pour votre emploi, votre avenir et votre dignité.

Sources :  comptes annuels IBM France et IBM Corp. GPEC. Rapports d’expertise auprès du CSE réalisés par le cabinet SEXTANT. Analystes externes dont Deloitte, Gartner. Les derniers éléments d’analyse ont été recueillis le 1er septembre 2020. Ce dossier est rédigé en français en évitant si possible les termes franglais ou globish.