En 2013, IBM avait racheté la société SoftLayer (offre IAAS, c’est à dire « Infrastructure as a Service »). L’offre de Cloud Public d’IBM a été successivement regroupée sous les marques commerciales ‘“BlueMix” et maintenant “IBM Cloud”. https://www.ibm.com/cloud/blog/announcements/bluemix-is-now-ibm-cloud. Il s’agissait de renforcer la position d’IBM sur le marché du Cloud. Une cinquantaine de salariés gérant les quatre centres de données (data center) a été intégrée en France. Les centres sont à Clichy, Bailly-Romainvilliers et Bussy Saint-Georges.
Leurs conditions de travail en 3 × 8 nécessitaient de négocier un accord d’entreprise pour réglementer ce travail posté.
En 2023, la commission CSSCT, menée par la CFDT, a constaté de sérieux problèmes de condition de travail et des négociations se sont ouvertes avec la direction.
Nous avons pu obtenir les améliorations suivantes pour les salariés en travail posté :
- Majoration des heures de nuit à partir de 20h au lieu de 21h
- Majoration des heures effectuées de nuit : 50% au lieu de 25%
- Majoration des heures effectuées un jour férié de 100% au lieu de 25%
- Prime de travail posté en continu de 300€ mensuels
- Indemnité de garde d’enfants de 70€ mensuels (11 mois pour tout salarié ayant à charge un enfant de moins de 6 ans)
- Indemnités kilométriques domicile – travail pour les salariés rencontrant des difficultés de transports dues à leurs horaires de travail (max 50 km par jour et non cumulable avec le pass navigo sur une même période).
- Et maintien de l’organisation du travail et des roulements actuels ainsi que le maintien de la prime de restauration journalière.
Cependant, certaines de nos revendications n’ont pas été acceptées :
- Prime de travail posté en continu de 370€ mensuels au minimum
- Jours de repos supplémentaires : alors qu’ils en ont 4, nous en avons demandé 21.
- Majoration de 200% des heures effectuées le 1er mai
Derrière l’apparente modernité du Cloud et ce monde merveilleux vanté par IBM et les GAFAM, la réalité est bien autre et les conditions de travail des salariés sont archaïques et peu reluisantes.
Grâce à cet accord, la CFDT montre de nouveau son engagement auprès des salariés pour une meilleure reconnaissance de leur travail et de leur dignité.
Ceux qui sont hors travail posté ne bénéficient pas de cet accord. Pour eux, le CSE, soutenu par les élus CFDT, a voté l’attribution d’une indemnité pour le repas du midi puisqu’ils ne peuvent pas accéder au restaurant d’entreprise.