L’expert mandaté par le CSE-C montre que les objectifs Software et Consulting sont irréalisables pour 2024. Ces objectifs inatteignables mettent les salariés en difficulté mentale et physique.

Le secrétaire CFDT de la commission économique et l’ensemble des élus CFDT ont dénoncé tous les risques que pouvaient engendrer cet état de fait dans la déclaration suivante :

La CFDT remercie le cabinet ORSEU pour ses travaux et les élus de la commission économique pour leur analyse et voudrait souligner les points suivants :

1) La France fait beaucoup d’efforts pour les entreprises et pour accueillir des entreprises étrangères sur son territoire ; elle est devenue un pays aussi attrayant pour les entreprises que les autres pays européens, hormis les paradis fiscaux.

Pourtant, la politique d’IBM en matière de prix de transfert entre la France et d’autres entités du groupe impacte la performance économique telle qu’elle est vue dans les comptes de la société IBM France SAS et conduit, entre autres éléments, IBM France SAS à payer moins d’impôts en France que ce qu’elle devrait alors qu’elle bénéficie, par ailleurs, du soutien des pouvoirs publics (par exemple avec le CIR [crédit Impôt recherche]).

La CFDT considère que les entreprises et notamment les grands groupes doivent pleinement participer à la solidarité nationale, surtout dans le contexte d’une situation de plus en plus préoccupante sur l’environnement et le climat.

IBM indique dans le manifeste RSE, que la “Responsabilité Sociétale des Entreprises est une de ses priorités”, mais la CFDT s’interroge si cette politique de prix de transfert est éthique, responsable et de nature à susciter la confiance et si elle permet une inclusion citoyenne d’IBM France dans la société.

2) La CFDT constate qu’IBM maintient sa politique forte de distribution de dividendes aux actionnaires.

Par contre, la politique d’augmentation salariale indigente ne permet pas de récompenser collectivement la contribution de l’ensemble des salariés d’IBM France SAS aux performances de l’entreprise.

En outre, les objectifs (quotas) inatteignables assignés aux forces commerciales, notamment sur le software, privent ces salariés de leurs commissions, impactent leur motivation et mettent en danger leur santé.

Tout cela montre, une fois de plus, que le partage des bénéfices ne s’opère plus en dehors du cercle : actionnaires, corporation et exécutives.

Cette pratique relève-elle de l’équité dans la rétribution des efforts de tous les contributeurs aux performances d’IBM corporation ?

La CFDT en appelle à la raison et à la décence et à ce qu’IBM joigne les actes aux intentions exprimées dans le manifeste RSE et se montre une entreprise responsable envers la société et envers ses salariés.