Comme décidé au niveau mondial, IBM en France a décidé de réduire ses effectifs .

328 postes devraient disparaitre cette année, soit 10% des effectifs .

La réduction des effectifs concerne toutes les BU.

Le détail des postes concernés, prévus à ce stade, se trouve sur l’intranet  https://w3.ibm.com/w3publisher/cfdt-ibm/pdv-2026

Un CSE extraordinaire s’est tenu  le 11 février pour définir les modalités d’un nouveau PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) qui sera un PDV (Plan de départ volontaire). 

Un accord d’entreprise est en cours de négociation.

Pour la CFDT, Le plan présenté soulève de sérieuses interrogations.

  •   La justification économique repose sur un discours général de transformation, sans démonstration claire du lien entre la situation d’IBM France et les suppressions de postes envisagées.
  • L’essentiel des suppressions se fait via un transfert des activités vers des centres de services à l’étranger et les centres de compétences et d’innovations (CIC) où la main d’œuvre est moins chère.
  •  Le volontariat est fragilisé par des quotas par métier, des mécanismes de substitution et des refus possibles insuffisamment transparents.
  •  L’accompagnement pour les mesures de départ volontaire annoncé repose sur des engagements de moyens, sans garanties réelles de résultats.
  • La logique est avant tout quantitative, au détriment d’une vision durable des compétences, de l’organisation du travail et des conditions de travail.
  • Une charge de travail importante est transférée sur les salariés experts restants en France, impliquant une probabilité importante de survenance de risques psycho sociaux.
  • Les mesures d’accompagnement des salariés restants, dans le cadre du Livre IV, ne seront pas à la hauteur des Plans de Sauvegarde de l’Emploi /Plan de Départ Volontaire précédents en raison du nombre important de catégories (groupe métier) au départ.
  • Les dispositions prévues ne permettront pas de mettre en œuvre un plan d’action pour chacune des équipes impactées et de couvrir l’ensemble des risques psycho sociaux induits par de nouvelles organisations de travail.

La CFDT demande une négociation loyale et sincère car un plan d’une telle ampleur ne peut se faire au détriment des compétences, des conditions de travail et de l’humain.

Pour rappel :

  • IBM en Europe : environ 39 000 salariés versus 45 000 en 2024
  • IBM France SAS :  environ  3500 salariés.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter vos élus CFDT https://www.cfdt-ibm.org/autre-demande-contactez-nous/