
Cette année, la direction a annoncé une enveloppe d’augmentations salariales de 0,4 % et comme depuis 1992 nous n’aurons toujours pas d’accord sur la négociation des salaires avec la direction.
Alors concrètement, que signifie ces 0,4% ?
Pour beaucoup d’entre nous, cela représente quelques euros supplémentaires par mois.
Nous avons fait ce calcul et avec un salaire de moyen chez IBM de 88K€, cela représente une augmentation de 30€ brut par mois.
Cette hausse est donc largement insuffisante, surtout dans un contexte où le coût de la vie reste élevé et ne cesse d’augmenter.
Depuis plusieurs années, les salariés subissent une perte de pouvoir d’achat. Même lorsque l’inflation ralentit, les prix, eux, restent durablement hauts.
Dans ce contexte, une augmentation de 0,4 % revient en réalité à une stagnation des salaires, et une baisse du pouvoir d’achat.
Les résultats de l’entreprise reposent sur l’engagement quotidien des salariés, et il nous a été constamment rappelé que ceux de 2025 ont été excellents.
Pourtant, la reconnaissance financière ne suit pas.
Comment comprendre qu’on demande toujours plus d’implication, d’adaptation et de performance, tout en proposant des augmentations aussi faibles ?
Nous constatons également que les promotions ont diminué de plus de 50% par rapport à l’année dernière. Si on compare à 2023, cela représente une baisse de 71% de promotions en moins. Nous considérons que cette politique ne permet pas de motiver et donc de garder les salariés motivés chez IBM.
La CFDT considère que cette politique salariale ne répond pas aux attentes légitimes des salariés, ne permet pas de maintenir le pouvoir d’achat, et envoie un signal négatif sur la reconnaissance du travail.
Nous continuerons à porter une meilleure prise en compte de l’inflation, et une répartition plus équitable de la valeur créée.